Ces sacs de vêtements qui attendent dans le couloir depuis six mois, ce placard qu’on n’ose plus vraiment ouvrir — on connaît toutes. Vendre des vêtements au kilo s’impose alors comme une solution rapide, presque libératrice : on cède un lot entier, on n’a pas à trier pièce par pièce, et on passe à autre chose. Mais combien gagne-t-on vraiment ? À qui vendre ? Est-ce que ça vaut le coup ou pas ? On fait le tour honnêtement, sans vous vendre du rêve.
En bref :
- ● Vendre des vêtements au kilo permet de se débarrasser rapidement de grands volumes sans gérer chaque article séparément.
- ● Les prix de rachat varient en moyenne entre 2 € et 7 € le kilo selon la plateforme et la qualité des pièces.
- ● Des plateformes comme Fringokilo, Prêt à Changer ou TAGZ proposent des rachats en ligne ou en boutique.
- ● Cette méthode convient surtout aux lots importants (à partir de 5 à 10 kg) — peu rentable pour quelques pièces isolées.
- ● Le tri préalable (par genre, taille, saison) améliore le prix proposé et accélère la transaction.
- ● Les vêtements tachés, troués ou très usés sont généralement refusés ou déclassés.
- ● Un sac de 10 kg rapporte en moyenne 20 à 70 EUR selon la qualité du lot — femme, homme ou enfant confondu.
Pourquoi vendre ses vêtements au kilo plutôt que pièce par pièce ?
On va être honnêtes une seconde : il y a dans nos placards des zones de non-droit. Des sacs entiers de vêtements qu’on ne porte plus, qu’on ne portera plus, et qu’on reporte au lendemain de trier parce que l’idée de gérer chaque pièce une à une est… épuisante. C’est là qu’intervient la vente au kilo. Le principe est simple, presque brutal dans sa franchise : on ne vend plus un article, on vend un lot pesé. Un sac, une balance, un prix au kilo. Terminé.
Concrètement, on regroupe ses vêtements — pulls femme, jeans homme, vestes enfant — on pèse l’ensemble, et un acheteur ou une plateforme rachète le tout à un tarif fixé par kilo. Pas de fiche produit à rédiger, pas de photos soignées sous la lumière du dimanche matin, pas d’attente interminable qu’un inconnu daigne répondre à votre annonce.
Les avantages sont réels : rapidité, volume traité en une seule fois, zéro gestion individuelle. Pour vider un appartement, liquider une collection entière ou simplement passer à autre chose, c’est redoutablement efficace. En moyenne, on estime qu’une vente au kilo prend 2 à 3 heures contre plusieurs semaines pour une vente pièce par pièce.
Mais les inconvénients sont tout aussi concrets. Le prix au kilo reste bas — entre 2 € et 7 € selon les plateformes — et une belle pièce se retrouve noyée dans la masse, évaluée au même tarif qu’un tee-shirt basique. C’est le revers du système.
| Critère | Vente au kilo | Vente à la pièce |
|---|---|---|
| Temps | 2 à 3 heures | Plusieurs semaines |
| Effort | Faible (tri + pesée) | Élevé (photos, annonces, envois) |
| Gain moyen | 2 à 7 € / kg | 5 à 40 € / article |
| Volume traité | Grands lots (5 à 30 kg) | Pièces sélectionnées |
⚠️ Attention
Si vous avez des pièces de marque en bon état (jeans de créateur, manteau de qualité), la vente au kilo les sous-évalue systématiquement. Mieux vaut les vendre séparément sur Vinted ou Vestiaire Collective avant de peser le reste.

Les meilleures plateformes pour vendre des vêtements au kilo en 2025
Parler de plateformes de vente au kilo, c’est un peu comme recommander une bonne adresse à une amie : on ne veut pas l’envoyer quelque part où elle sera déçue. Voici donc un tour d’horizon honnête des principaux circuits disponibles en 2025.
Fringokilo est sans doute la référence française la plus connue. On y vend des lots de 1 à 30 kg, expédiés en Colissimo. L’acheteur valide la réception avant que le paiement soit déclenché — ce qui protège les deux parties, mais implique un délai. Les lots thématiques (jeans, pulls, vestes) y trouvent preneur plus facilement que les ballots mixtes.
Prêt à Changer fonctionne différemment : c’est un rachat cash immédiat, en boutique ou par envoi postal. Plus de 700 marques sont acceptées — femme, homme, enfant — et les sacs et chaussures entrent également dans la transaction. Pratique pour ceux qui veulent de l’argent sans attendre.
TAGZ s’adresse plutôt aux revendeurs professionnels ou semi-pros : les lots y sont classés en grade A ou B, et les prix au kilo en EUR peuvent grimper pour les pièces vintage de qualité. Une option à considérer si votre collection a une vraie valeur patrimoniale.
Sans oublier les boutiques physiques spécialisées et les brocantes, où certains acheteurs rachètent directement des lots sur place — moins de formalités, mais des prix souvent plus bas.
| Plateforme | Type de vente | Prix indicatif / kg | Délai de paiement | Conditions |
|---|---|---|---|---|
| Fringokilo | En ligne (Colissimo) | 2 à 6 € | Après validation acheteur | Lots 1 à 30 kg, propres |
| Prêt à Changer | Boutique / envoi | 3 à 7 € | Immédiat (cash) | 700+ marques, sacs inclus |
| TAGZ | En ligne (revendeurs) | 5 à 15 € | Sous 7 jours | Vintage, grade A/B |
| Boutiques physiques | Dépôt direct | 1 à 4 € | Immédiat | Variable selon l’enseigne |
💡 Astuce
Sur Fringokilo, les lots thématiques (jeans garçon, pulls femme, vestes homme) se vendent plus vite et mieux que les ballots mixtes. Prenez le temps de trier avant de peser.
Comment préparer et vendre ses vêtements au kilo : les étapes concrètes
Il y a quelque chose de presque thérapeutique dans le grand tri. Pas une corvée — un rituel. On sort tout, on pose sur le lit, et on regarde vraiment ce qu’on a accumulé. Ce pantalon qu’on n’a pas mis depuis deux ans, ce pull acheté en solde et jamais porté, ces jeans de fille qu’on gardait « au cas où ». Le cas où ne vient jamais. Autant que ces vêtements reprennent vie ailleurs.
Voici les étapes concrètes pour vendre ses lots au kilo sans mauvaise surprise :
- 1. Le grand tri — La règle : tout article non porté depuis un an sort du placard. Sans négociation avec soi-même.
- 2. Trier par catégorie — Séparer femme, homme, garçon, fille. Puis par type : jeans, pulls, vestes, pantalons. Et par saison si possible.
- 3. Vérifier l’état — Taches, trous, boutons manquants, fermetures éclair cassées : ces articles seront refusés ou fortement déclassés. Soyez impitoyables avant les plateformes.
- 4. Peser les lots — Une balance de salle de bain suffit. Les lots de 5 à 30 kg sont les plus demandés sur la majorité des plateformes.
- 5. Photographier — Pour une vente en ligne, quelques photos du sac ouvert suffisent à rassurer l’acheteur sur la qualité générale.
- 6. Envoyer ou déposer — En Colissimo pour les plateformes en ligne, directement en boutique pour les rachats immédiats.
💬 Conseil
Lavez les vêtements avant d’envoyer votre lot : un ballot propre inspire confiance à l’acheteur et réduit les litiges à la réception.
Si vous hésitez sur les tailles avant de trier, un guide de conversion des tailles peut vous éviter de mettre de côté des pièces qui auraient pu trouver preneur.
Combien peut-on vraiment gagner en vendant des vêtements au kilo ?
Soyons douces avec nous-mêmes — et honnêtes. On ne va pas devenir riche en vendant ses vieux pulls au kilo. Mais on va vider son placard, et ça, ça n’a pas de prix.
Les fourchettes réelles : entre 2 € et 7 € le kilo pour des vêtements courants en bon état. Un lot de 10 kg rapporte donc entre 20 € et 70 EUR en moyenne. Pour des pièces vintage ou de marque triées avec soin, certains revendeurs spécialisés montent jusqu’à 15 à 30 € le kilo — mais c’est l’exception.
Comparé à d’autres options : le don rapporte 0 €, la benne aussi, et la vente à la pièce peut rapporter davantage mais mobilise un temps considérable. Pour des volumes modestes — moins de 5 kg — la vente au kilo est franchement peu rentable. En revanche, pour une reprise de vêtements contre argent sur un grand volume, c’est souvent la solution la plus rapide et la moins épuisante.
L’essentiel : on vide, on allège, et on repart plus légère. C’est déjà beaucoup.
Questions fréquentes sur la vente de vêtements au kilo
Quels vêtements sont refusés lors d’une vente au kilo ?
Les collecteurs refusent généralement les vêtements tachés, troués, moisis ou fortement usés. La lingerie, les chaussettes et les sous-vêtements sont presque systématiquement exclus. Les textiles mouillés ou malodorants sont également rejetés. Chaque enseigne applique ses propres critères, mais la règle commune reste la même : le vêtement doit être propre, sec et encore portable.
Peut-on vendre des vêtements au kilo en petite quantité (moins de 5 kg) ?
Techniquement oui, mais ce n’est pas toujours rentable. Certains acteurs acceptent dès le premier kilogramme, d’autres imposent un minimum de 5 à 10 kg. En dessous de ce seuil, le prix proposé peut ne pas couvrir les frais de déplacement. Mieux vaut regrouper plusieurs sacs avant de se lancer pour vendre des vêtements au kilo dans de bonnes conditions.
Vendre des vêtements au kilo est-il rentable comparé à Vinted ?
Pas vraiment, si l’on parle de pièces avec une vraie valeur marchande. Vinted permet de vendre à l’unité, souvent bien au-dessus du prix au kilo — qui tourne entre 1 € et 5 € par kilo selon les enseignes. Vendre des vêtements au kilo gagne en intérêt uniquement pour de grands volumes de pièces ordinaires, quand le temps et la simplicité priment sur la marge.
Vider son placard au kilo : une option parmi d’autres, à choisir en connaissance de cause
Vendre des vêtements au kilo, c’est une solution honnête — à condition de savoir ce qu’on lui demande. Rapide, sans négociation ni mise en scène, elle convient parfaitement aux grands volumes de pièces du quotidien, quand le besoin de faire de la place l’emporte sur celui de maximiser chaque euro. Pour des pièces de valeur ou de petites quantités, d’autres options s’imposent clairement.
Mais au fond, ce qui compte, c’est la permission qu’on s’accorde : celle de se délester sans se justifier, de tourner la page d’une garde-robe qui n’est plus nous. Choisissez la méthode qui vous ressemble — et passez à autre chose, légères.