La fondatrice,

Claire Vidal,
une voix d'Annecy.

Pendant vingt ans, nous avons habillé les femmes d'Annecy dans une boutique de créateurs, rue des Glières. Ce magazine, c'est ce qu'on aurait aimé lire pendant tout ce temps. Une plume libre, des essayages honnêtes, et la voix d'une femme qui en a vu passer, des modes.

Claire Fondatrice · 44 ans · Annecy
Portrait de Claire Vidal, fondatrice d'Un jour ou l'autre , 44 ans, dans son appartement annécien lumineux, pull cachemire crème et bijoux dorés discrets

Je m'appelle Claire Vidal, j'ai 44 ans, et j'écris depuis ma cuisine d'Annecy, par la fenêtre qui donne sur les toits du vieux quartier. Avant ce magazine, nous tenions une petite boutique de créateurs, un de ces endroits où l'on entrait pour un foulard et où l'on repartait deux heures plus tard, avec un manteau et l'impression d'avoir parlé à une amie. Vingt ans. Vous imaginez le nombre d'essayages, de confidences, de fous rires, et de silences un peu tristes.

Ce que j'ai appris dans la cabine d'essayage

On apprend des choses, dans une cabine. On apprend qu'une femme qui essaie une robe ne parle presque jamais de la robe. Elle parle de sa mère qui la trouvait trop ronde. De son patron qui la trouvait trop sage. De sa fille qui la trouvait trop tout. La robe, c'est juste le prétexte. Le miroir, c'est la conversation.

Notre conviction

Le style, ce n'est pas suivre. C'est se connaître.

Pendant vingt ans, on a vu défiler les modes, et toutes les femmes qui s'excusaient de ne plus avoir l'âge, ne plus avoir le corps, ne plus avoir le droit. On a fini par comprendre une chose simple : la vraie élégance, c'est l'inverse du suivisme. C'est savoir ce qui vous va, et le porter avec la paix de l'avoir choisi.

Claire

Au fil des années, je me suis mise à noter les phrases qu'on me disait dans la boutique. Et celles qu'on ne se disait pas, celles qui restaient bloquées entre l'œil et le miroir. Mon article a fini par déborder, et un soir, à table, ma fille m'a dit : « Maman, tu devrais en faire un magazine. »

Pourquoi « Un jour ou l'autre »

Parce qu'à un moment, on s'autorise. On finit par enfiler la robe rouge. Par couper la frange. Par dire non à un dîner. Par oser le rouge à lèvres à dix heures du matin. Parce qu'à un moment, on cesse de demander la permission. Un jour, ou l'autre.

Ce magazine, c'est cet endroit-là. On y parle mode, beauté, lifestyle, bien-être, vie de famille, sans diktats, sans promesses magiques, et sans cette voix moralisatrice qu'on lit parfois ailleurs, et qui vous fait sentir un peu plus inférieure à chaque page. Ici, on essaye, on garde, on trie. On vous dit ce qu'on aime, et pourquoi. On vous dit ce qui nous a déçues, aussi.

Ce qu'on ne fera jamais

Pas de listes obligatoires, pas de leçons, pas de « cinq choses à faire avant trente ans ». Pas de promesses de jeunesse éternelle, pas de palmarès, pas de tribunal vestimentaire. Pas de partenariats déguisés non plus, quand quelque chose nous est offert, on vous le dit. Quand un article contient un lien d'affiliation, c'est mentionné clairement. On a une seule règle : ne jamais conseiller ce qu'on n'achèterait pas pour soi.

À retenir

La petite cuisine du magazine.

  • Une lettre tous les jeudis, quelques jolies choses, c'est tout.
  • Des essayages honnêtes, on dit ce qui pique, ce qui plie, ce qui dure.
  • Des conseils applicables, pas des injonctions, juste des idées à essayer.
  • Une voix incarnée, vous me reconnaîtrez à la fin de chaque article.

Voilà. Le reste, vous le découvrirez en nous lisant. Et puis, ce magazine, c'est aussi le vôtre. Écrivez-nous, contredisez-nous, racontez-nous vos essayages, vos victoires, vos placards qu'on n'ose plus ouvrir. On répond toujours. Tendrement,

Claire